Opéra avec les 3e de Saint-Adrien

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Les élèves de troisième année de Saint-Adrien ont été amenés, dans le cadre du cours de français de Mme Stoquart et M.Nulluy, à découvrir un art nouveau et méconnu, liant la parole, le chant, la musique, la danse et l’expression scénique. L’opéra semblait être quelque chose de si éloigné voire même effrayant. 

D’abord moqueurs, ensuite investigateurs, ils ont souhaité en savoir davantage sur cette représentation qui allait se dérouler dans un lieu dit comme étant « splendide »; le théâtre de la Monnaie fraîchement rénové. 

Aidés par des professionnels venus en classe, les élèves semblaient parés pour cette expérience qu’ils n’allaient nullement oublier ce vendredi 16 novembre 2018. En effet, tant la voix, l’opéra en tant que tel ou encore, le metteur en scène tchèque, Leoš Janáček et le contexte de l’ouvrage original « Souvenirs de la maison des morts (1862) » de Fiodor Dostoïevski, tout cela n’avait plus aucun secret pour nos élèves. La question la plus relevée voire problématique était celle des vêtements: que porter à ce genre d’occasion? La chemise fut de rigueur ainsi que la petite blouse… un dresscode grandement respecté qui a permis à nos 60 étudiants de se glisser sans aucun problème dans un théâtre bondé. 

Bien installés à travers toute la Monnaie, les trois coups ayant retenti, nous voilà prêts à vibrer aux sons et éclats de voix de chanteurs exceptionnels. « La maison des morts » nous raconte en 1h30 une histoire émouvante et poignante. L’auteur russe y décrit les conditions de vie inhumaines dans un camp de travail sibérien à partir de ses expériences et des témoignages de ses compagnons de détention. Le chant, la danse, les mimes très contemporains et surtout les traductions permettaient une compréhension optimale de ce spectacle. 

Après de très longs applaudissements – c’est étrange, il faut saluer tous les artistes et cela prend vraiment du temps… drôle de sensation,- nous revoilà sur le parvis de ce magnifique théâtre prêts à affronter à nouveau le froid, le rythme plein la tête. Un avis certes, mitigé et partagé auprès des élèves, mais contents d’avoir vécu cette expérience culturelle unique! Objectif atteint!

Visite interreligieuse de 3e année

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Les 3Q2, QA et P1 ont été amenés, dans le cadre du cours de religion catholique de M. Nulluy, à s’interroger à propos de notre Belgique multiculturelle.
C’est pourquoi ils ont pu découvrir, le temps d’un après-midi, les richesses offertes par les trois religions monothéistes en pénétrant dans l’intimité de celles-ci.

Les lieux choisis furent l’église Notre-Dame au Sablon, la Grande Mosquée de Bruxelles et le centre communautaire laïc juif « David Susskind »: une rencontre impressionnante et remplie de découvertes.

Iles de Paix

Texte rédigé par les élèves eux-mêmes:

Dans le cadre du cours de religion, nous avons, nous élèves de 1reB, participé à la campagne “Iles de Paix” de l’édition 2018 et au petit concours “de meilleures récoltes” organisé par notre école. Pour ce faire, notre professeur nous a lancés dans un projet audacieux qui aboutissait sur l’écriture d’une lettre informative à propos des projets “d’Iles de Paix”. Afin d’être correctement outillés et de pouvoir vendre les modules et bracelets (au prix de 5€ l’unité), nous nous sommes renseignés en regardant les différents reportages à propos des actions concrètes sur le terrain.

Tout d’abord, “Iles de Paix” est une organisation belge humanitaire et pluraliste. Elle a été créée en 1962 par Dominique Pire. Cette organisation aide les pays pauvres ou en difficultés tels que la Tanzanie, le Pérou, le Bénin ou le Burkina Faso à mieux vivre sans forcément oublier les traditions ou les supprimer. Par exemple, en Tanzanie, les hommes et les animaux buvaient la même eau et il leur fallait quatre heures afin d’arriver à cette source. Dès lors, ils ont décidé de construire des points d’eau près des villages. Au Pérou, l’eau n’était pas potable du tout, l’élevage des cochons d’Inde était déplorable (grande source de revenus) et la déforestation faisait des ravages. C’est pourquoi “Iles de Paix” a installé 1600 robinets d’eau potable et a donné des cours pour favoriser les rendements de leurs nombreuses ventes de cochons d’Inde. Enfin, au Bénin, il y a les porteuses d’eau qui font de quatre à douze kilomètres par jour pour récolter vingt litres d’eau. À cause de cela, les filles ne peuvent pas aller à l’école, car les mères les gardent pour les corvées “eau, bois…” ce qui engendre immanquablement un manque d’éducation scolaire, une discrimination par rapport aux garçons qui vont à l’école et des problèmes physiques (douleurs au dos). Ici, l’organisme a placé de grandes cuves à eau près des villages afin que les jeunes filles ne doivent plus se rendre aussi loin et puissent dès lors aller à l’école.

En conclusion, grâce à cette expérience, nous avons été sensibilisés à l’éducation à la citoyenneté, à notre ouverture par rapport au monde qui nous entoure et, il faut également le souligner, à l’exigence de l’écriture d’une lettre. Nous ressortons de ce projet davantage plus touchés par rapport aux difficultés ressenties dans certains pays du monde. Nous avons, à notre échelle, pu apporter notre petite pierre à l’édifice. Nous sommes fiers d’avoir participé à ce concours et de l’avoir remporté en récoltant plus de 250€.

Nous remercions du fond du cœur les personnes qui ont collaboré au projet et nous espérons, grâce à cette lettre écrite en collaboration avec toute la classe et notre professeur de religion, vous avoir permis d’en apprendre davantage sur cette organisation.

“Si je reçois un poisson, je mangerai un jour; si j’apprends à pêcher, je mangerai toute ma vie” (slogan d'”Iles de Paix”).

Manal Arssi, Kardelen Unver, Lucie Cordero, Quera-Lyse Kedena, Alonna Vansevenant, Elisabeth Ozturk, Julia Riesi, Camilla Akhmedova, Bénédicte Mulenda, Salima Lutonadio, Matteo Migliorisi, Oskar Eppe, Wilson Ezin, Keyan, Kayla Hoffmann et Monsieur Axel Nulluy, professeur de religion et responsable du projet.

BARBARA ABEL : UNE ECRIVAINE EN CLASSE

Elle nous arrive cheveux au vent, son casque de moto à la main. Elle enlève rapidement son blouson et commence à parler. De sa carrière d’écrivain de polars. De ses espérances de se faire adapter au cinéma. De ses études de lettres.

Barbara Abel a le vent en poupe. A la radio, sur La Première, on l’entend présenter son nouveau roman « Je sais pas », l’histoire d’un ange de petite fille qui est en réalité un vrai démon. Mais ce n’est pas pour ce roman-là que l’écrivaine a été invitée en classe. Nous, nous venons de lire « L’innocence des bourreaux ».

Voici quelques questions que nous avons posées à l’auteur.

6Q2/6Q3 : D’où vous vient l’inspiration ?

Tous mes romans sont des thrillers.  Les personnages évoluant dans mon œuvre sont toujours des personnages ordinaires placés dans une situation extraordinaire, qui va dégénérer et complètement basculer dans l’horreur. Ainsi, dans « L’innocence des bourreaux », chaque personnage se trouve à un moment donné dans un supermarché où va se passer un braquage.  Aline, le personnage central du roman, c’est un peu moi dans ma relation avec mon fils de seize ans. Ce que je veux dire, c’est que je mets en scène des éléments que je puise dans ma vie de tous les jours.

 

6Q2/6Q3 : Le braqueur vit une crise de manque. Comment avez-vous fait pour écrire la scène ?

Au départ, je ne savais pas comment la raconter. J’ai donc effectué des recherches. J’ai beaucoup lu sur les drogues. J’ai participé à des forums sur le net, écouté des témoignages.

 

6Q2/6Q3 : Y aura-t-il une adaptation cinématographique ?

Oui. Le livre est optionné. Il s’agira d’en faire une suite de mini-séries de 8 fois 52 minutes. L’histoire a été achetée mais je m’attends à ce qu’il y ait des modifications.

 

6Q2/6Q3 : Comment vous êtes-vous lancée dans l’écriture ?

En réalité, je voulais devenir comédienne. J’adore lire depuis toujours. Quand j’étais plus jeune, il n’y avait pas de jeux vidéo, pas de GSM. Je passais donc beaucoup de temps à lire. J’ai  commencé par écrire une pièce et je l’ai montée. Ca a été une énorme aventure d’écriture et de casting. Et puis, j’ai rencontré un éditeur. De fil en aiguille, j’ai commencé à écrire un livre et celui-ci s’est bien vendu. Mais quand même, si j’étais jeune maintenant, je me demande si j’aurais le même rapport à la lecture …

 

6Q2/6Q3 : A quel âge avez-vous commencé à écrire ?

J’ai commencé assez tard. Je dirais que de manière professionnelle, j’ai commencé à plus de trente ans. Mais je me suis bien rattrapée car en quinze ans, j’ai écrit onze bouquins.

 

6Q2/6Q3 : Combien de temps vous faut-il pour écrire un roman ?

Il me faut un an. Je pars à l’aveuglette et puis je construis. Et dans ce boulot, il y a deux parties bien distinctes : d’abord imaginer, trouver l’idée. C’est ça qui prend le plus de temps, cinq, six mois au minimum. Et puis, il faut écrire, trouver les personnages. Pour « L’innocence des bourreaux », la première idée, c’était que la victime devienne un bourreau et que le bourreau devienne une victime. La deuxième idée était de passer d’une seule victime à plusieurs victimes. Ensuite, il fallait se demander qui allait devenir victime et qui deviendrait bourreau. Enfin, j’ai relié un père et son fils avec une mère et son ado. Tout cela, affalée sur le canapé de mon salon car rester couchée et réfléchir, c’est aussi bosser !

Encore un tout grand merci à Barbara Abel d’avoir pris de son précieux temps pour nous parler de son travail. Grâce à elle, nous avons d’autant plus apprécié « L’innocence des bourreaux ». Il ne nous reste plus qu’à lire son nouveau thriller  « Je sais pas », déjà bien coté en librairie. Du frisson en perspective !

 

                                                                                                          Propos recueillis par

                                                                                                          Brigitte Pensis

                                                                                                          Professeur de français